Run #2 : La pyrénéenne

Run #2 : La pyrénéenne

Histoire d’un PB (personal best) non prévu au programme et certainement pas préparé. 

Cette semaine se faisait sous le signe de la reprise post-marathon. Si j’avais déjà re-couru à quelques reprises, je ne l’avais pas fait sérieusement.

Mes horaires de travail ayant changé, mon plan d’entrainement s’est adapté, je cours désormais le matin avant d’aller au travail. La première sortie se fit lundi matin, au petit jour. 6km sans soucis juste histoire de remettre les jambes dans le mouv’ et se préparer pour la sortie #boostsentier du jeudi midi.

En effet l’équipe #boostsentier a décidé de soutenir les Népalais en proposant un run caritatif depuis le point le plus bas de Paris jusqu’au point le plus haut. C’est à dire du Parc André Citroën, jusqu’à la basilique du Sacré Coeur.

le run se passe bien, il est l’occasion de se remettre les jambes en forme dans un moment convivial et certainement pas compétitif. Il est aussi l’occasion de réunir un peu d’argent pour les Népalais qui ont subit les foudre de mère nature ce dernier mois. 750€ auront été récolté et une vidéo sympa a été tournée

A cette occasion Matthias de la team #Boostbelleville me parle de la Pyrénéenne, pour tout vous dire ca m’en touche une sans faire bouger l’autre parce que mon vrai objectif c’est les 10K de l’équipe le 14 juin.

On se quitte en se disant qu’éventuellement sur un malentendu je pourrais peut-être me lever s’il reste des dossards .

Le samedi, c’est la traditionnelle sortie longue de Let’s Run Paris. Un super groupe d’internationaux animé par Betty, Lucy et beaucoup d’autres . La sortie prévue part du jardin du Luxembourg pour aller jusqu’aux Buttes Chaumont et revenir devant les jardins du Sénat. 19k au programme.

J’entame fièrement le run avec le groupe des 5min/km mais ces brutes ne préviennent pas quand il s’agit de passer sous les 4:30/km dans les côtes menant vers les sommets de Paris du coup panne quasi sèche à l’entrée du parc des buttes Chaumont, je me résous a attendre les amis du groupe 6 minutes et dès lors je me sens mieux, on finit le run en sprint. sortie très sympa mais dure tout de même.

L’après midi je discute avec Valentine qui me dit qu’elle est bénévole sur une course… La fameuse Pyrénéenne… Oh tiens comme c’est drôle deux fois dans la semaine on me parle d’une course pour me proposer d’y participer.

Ni une ni deux je déniche mon vieux certificat médical et prépare les quelques affaires qu’il me faudra…

Une bonne nuit de sommeil, réveil calé sur 6:30 (horaire proprement inhumain pour un dimanche je dois vous le confesser) on enfile les affaires de course et on file prendre le métro pour s’assurer un dossard pour le départ de la course.

Car oui je n’ai toujours pas de dossard et c’est bien la le charme de la course de quartier, c’est que l’on peut encore acheter son bout de papier contre une somme relativement modeste (15€) le matin de la course. Encore faut-il être lève tôt (ce que je ne suis pas vraiment) et patient (ce que je suis encore moins) …

Bref, j’ai beau arriver avant l’ouverture annoncée des inscriptions il y a déjà une queue a faire peur à un fonctionnaire de pôle emploi. j’arrive a couper un peu la queue grâce à l’ami Matthias de #boostbelleville qui a eu la bonne idée d’arriver avant moi

Les bénévoles ont l’air dépassés, mais sont tout de même très avenants. C’est au bout de 30 minutes d’attente que j’obtiens le précieux sésame…IMG_20150517_093907

Le départ est prévu à 9:30… mais la queue pour les dossard s’agrandit a vue d’oeil et l’idée d’un départ a l’heure se fait de plus en plus utopique…

Les copains nous rejoignent au fur et à mesure, et nous nous dirigeons vers la ligne de départ tout en nous échauffant.

11312144_607433756066184_1066908806_nLe départ est décalé de 25 minutes, le temps pour moi de prendre une petite photo de Thierry Marx, l’invité d’honneur de ce 10k qui s’annonce bien sportif.

En effet c’est le 10km comptant le plus de dénivelé dans Paris avec 118m de D+ … mais ca on me l’annonce que 5 minutes avant la course. Bref après une semaine de montées, ce 10 kilos est la pour achever mes cuissots déjà bien entamés …

je règle donc ma montre sur une allure cible située entre 4:50/k et 5:05/k en me disant que je serais certainement au dessus. Mais on ne sait jamais sur un coup du hasard, j’arriverai peut être a attendre cette allure.

Le départ est donné à 9h55 sans qu’on soit prévenu car la sono est défaillante. C’est tout juste si on entend le coup du pistolet.

Dès le départ ça grimpe, la rue des Pyrénées sur 400 mètres puis ca descends un peu, ma montre vibre déjà pour me dire que je suis plus rapide que l’allure cible : 4:48″/k

Je n’en reviens pas, la descente qui suit ne fait qu’affoler ma pauvre gardienne du temps qui se remet à vibrer, le deuxième kilo est passé en 4:33″/k11152690_1044547365573605_858861089604494388_n

Okay c’était en descente, okay je me suis laissé porté par la pente de la rue de Ménilmontant… mais la je ne comprends plus trop… je commence même a me demander si ma montre ne me joue pas des tours…

Alors je décide de ne plus la regarder avant l’arrivée. Tout faire comme quand je n’avais pas de points de repères si ce n’est le balisage kilométrique.

je me cale derrière un monsieur au t-shirt rose fluo qui m’a l’air d’être régulier… d’ailleurs il ne faiblit pas dans la remontée de la rue de Ménilmontant à partir du 2,4 jusqu’au 3eme. La je vois des copains qui sont la pour nous supporter … Je lève la tête fièrement et ne montre pas que je souffre dans cette côte qui me fait chauffer (brule serait le mot idoine en fait) les cuisses.

Heureusement on tourne à gauche et la c’est du tout plat pendant quelques centaines de mètres avant de redescendre.

Je me force a ne pas regarder ma montre pour me concentrer sur ma respiration, sur ma foulée et ressentir un peu tout ce qui peu se passer autour de moi… Le monsieur au t-shirt rose qui était super régulier au début a lâché prise et je l’ai laissé au niveau du 4eme kilomètre, je me retrouve tout seul au milieu de deux pelotons l’un est 200m devant (autant dire que je ne les rattraperai pas) et l’autre est 150 mètres derrière (autant dire que je n’ai pas envie qu’il me rattrape) et entre les deux, quelques pauvres esseulés qui arrivent gentiment au ravitaillement du 5eme kilomètre.

C’est a ce moment la qu’un esseulé décide de me doubler. et de se mettre devant moi.

Jusque là pas de soucis, le mec est plus rapide que moi, je le laisse passer, mais cet abruti ralenti. Je décide donc de le doubler par la droite, Mais monsieur décide d’aller à droite, alors je bifurque à gauche, enfin vous voyez la suite… le mec zigzague dans tous les sens m’empêchant de passer.

Voyant le ravitaillement arriver et au passage l’opportunité de me mettre un gobelet dans un gosier bien sec en train de me passer sous le nez a cause de cet énergumène pas très droit je me voyais obliger de crier un :  » A DROITE A GAUCHE FAUT CHOISIR MAINTENANT %£*+ !!! « . Assertion a laquelle il répondait par un décalage sur la droite qui me permettait donc de me vider un pauvre gobelet sur la tête.

Les 6e,7e et 8e kilomètres sont plats comme les Flandres … Rien ne peux m’arrêter mais mon dossard qui a pris un peu d’eau quand je m’en suis versé sur la tête commence a se déchirer et a me gêner. d’un coup de main droite je l’arrache et le fourre dans ma poche…

A partir du 8,5 c’est une autre histoire, une faux-plat montant pour commencer se transformant en une vraie côte qui nous amène jusque l’arrivée.

11218848_1044559195572422_8077563418367333890_nLes jambes tirent, je ne sais toujours pas a quelle allure je suis, et je m’en fout toujours royalement, j’accélère à 500 mètres de l’arrivée.

On passe l’arche, j’arrête ma montre et la OH SURPRISE : 48:49″ annoncé par ma tocante.IMG_20150517_105623

Record battu de 7 minutes sur un parcours pas simple du tout…

Je retrouve les copains pour quelques photos souvenirs, eux aussi on tous bien courru puisqu’il y a quelques records qui sont tombés et surtout Jamal de #boostbelleville fait 5eme… #beaugosse

bref une belle course malgré une organisation un peu chancelante. Le PB sur cette course annonce une saison de 10K plats plutôt encourageante à commencer par le 10K l’équipe le 14 juin.

Les plus :

– Le parcours plutôt sportif et exigeant
– Les bénévoles très avenants
– L’accueil de #boostbelleville sur leurs « terres »
– Le PB bien sur

les moins :

– Pas de temps réel pour le chronométrage
– Les équipes débordées a tout points de vue
– Le départ décalé de 25 minutes

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Et comme d’habitude, un grand MERCI à Pierre Marc de GiaoRunning pour les supers photos…

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