Run #3 : Les Foulées de la Rue

Run #3 : Les Foulées de la Rue

11357057_10206612301535903_8777528226787135538_oHistoire d’un PB (Personal Best) souhaité, moyennement préparé, et en annonçant d’autres 

Les Foulées de la Rue, c’est un peu mon mètre étalon sur 10km. En effet c’est une course qui se passe chez moi à Beauvais, qui passe quasiment sous ma fenêtre et c’est aussi ma toute première course officielle (sans compter les cross du collège et du lycée bien sûr).

C’était il y a 5 ans maintenant, le début de ma « carrière » de runneur addict. Je n’avais aucune référence sur la distance, je n’avais jamais couru plus de 4 kilomètres.

Bref tout annonçait une plantade royale avec un abandon au 6eme, mais non, malgré les points de côté et les jambes en sang (oui à l’époque je ne connaissais pas l’intérêt de la crème NOK) je terminais « fièrement » mon premier 10 kilomètres en 56’10 .

Depuis je suis devenu Ultra Traileur, Semi-marathonien, puis Marathonien  (oui dans cet ordre pas un autre, je vous en parlerai un jour)…

Après une préparation marathon qui m’a affuté comme jamais, je m’apprête donc a entrer de plein pied dans la saison des 10 kilomètres.

Je vous avais déjà parlé de ce PB pas prévu du tout sur la pyrénéenne et qui me mettait en confiance pour les 10 kilomètres à venir : notamment le 10K l’équipe sur lequel je compte encore performer  le week-end prochain.

11336811_10206612313416200_6295894739815743290_oMais ce week-end je revenais en terre beauvaisienne avec la ferme intention d’en découdre avec ce parcours que je connais par coeur et que je n’ai pas pu fouler en 2014. Depuis 2010 c’est un peu un rituel, je rentre ce week-end la, je vais faire le marché et je vais ensuite acheter mon dossard pour ensuite passer l’après midi à buller et ne rien faire.

Oui mais voilà, cette année les travaux dans le centre ville ont déplacé le village de course un peu plus loin. Oui mais voilà cette année les 1600 dossards sont déjà partis. Oui bah voila je me retrouve comme un con. Il est 12h30 et dans 7h30 c’est le départ, et me voila sans dossard.

Bien sûr je pourrai toujours prendre le départ au milieu du peloton sans puce, mais dès lors la piètre performance que je pourrai éventuellement décrocher ne serait pas validée et n’aurait pas la même valeur.

Alors me voila dans l’attente, je passe mon après midi a me dire que de toute façon je courrai et à 19h30, alors que les portes de la salle réservée à l’attribution des dossards vont se fermer, je me faufile et je demande si à tout hasard, il n’y aurait pas quelques dossards restant que personne n’était venu réclamer.

Et BINGO, le directeur de course (était-ce lui? peut-être, peut être pas je m’en fout) me dit que bien sur je peux en acheter un.

Me voilà donc affublé du numéro 86 pour me rendre sur la ligne de départ.

Première surprise, il n’y a pas de tapis de chronométrage sous l’arche de Départ, ce sera donc un temps officiel. Mais pas de soucis j’ai ma fidèle montre qui me donnera mon temps réel .

Deuxième (presque) surprise : La chaleur, il est 19h45 et il fait encore un temps a faire transpirer un kényan au repos.

Un peu d’échauffement, quelques lignes droites pour faire monter en température ce qui n’est pas encore chauffé par la chaleur extérieure et on se rends dans le sas de départ.

Mais en fait il n’y a pas de sas, c’est départ à l’ancienne. Tous en même temps. Il est 20H01 quand Madame le maire sonne la corne de brume qui libère les 1600 âmes prêtes à en découdre avec les deux boucles de 5 kilomètres serpantant dans le centre ville.

11125803_10206612314336223_5602732849330097741_oEn fait 1600 personnes lachées en même temps sur une route pas très large, c’est compliqué, on piétine, on marche, on se bouscule, on râle parce qu’on peut pas allonger la foulée. Bref, tout pour commencer la course dans un bon mindset.

J’avale le premier kilomètre très TROP rapidement, ma fidèle équipière (ma montre quoi) que j’ai réglé sur une allure entre 4’30 et 4’50 sonne déjà pour me dire de ralentir, ce que bien sur je ne fais pas.

Je continue et je me sens bien, encore une fois pas besoin de la montre, comme sur la pyrénéenne, je décide de ne pas la consulter et de courir en écoutant mon corps. Parce que oui, aujourd’hui aussi je n’ai pas de musique dans les oreilles.

On sort un peu du centre ville et c’est a ce moment la qu’enfin on peut vraiment se sentir libre, on a enfin plus d’espace. Par contre grosse surprise, il n’y a pas de concert pour le moment, moi qui aimais courir avec ces percussions et autres je ne suis pas servi ce soir.

Pas de balisage kilométrique non plus, pas moyen de savoir ou on en est.

Mais j’avance, toujours sans regarder la montre, qui vibre encore. le premier tour passe sans réelle encombre, le retour dans le centre ville se fait entre deux murs de spectateurs atones, que j’essaie en vain de réveiller à mon passage mais qui se rendorment aussi vite.

Passage sous l’arche de départ signifiant que l’on en a chié 5 kilomètres et qu’il en reste 5, je continue de remonter le peloton tout doucement, puis arrive le moment ou enfin je trouve des gens à mon rythme, notamment ce mec qui a T-shirt finisher du marathon de Paris, alors je m’accroche.

C’est a ce moment que je rencontre un jeune scout à la dérive, il me dit qu’il est parti beaucoup trop vite, qu’il n’en peut plus. Je lui propose de s’accrocher et de l’accompagner pendant quelques minutes. Ces quelques minutes ont l’air de lui faire du bien. On arrive dans la dernière portion du parcours.

Une longue ligne droite de 800 mètres en descente, un virage à droite, un autre à gauche et une dernière ligne droite de 800 mètres, on repasse au milieu de ces supporters pas très réveillés.

j’ai laché le petit scout depuis un bon moment déjà et je sprinte vers l’arrivée, les copains postés pas loin de l’arrivée m’encouragent et me poussent a tirer encore un peu plus sur les muscles.

Je passe l’arrivée en n’oubliant pas d’arrêter ma montre qui me donne un joli temps de 47’01. (temps officiel de 47’37)

IMG_20150607_224524Un léger temps de récupération pour retrouver tous mes esprits, je retrouve les amis qui m’ont encouragé et félicite ceux qui ont couru.

Un passage éclair au ravito pour prendre une petite bouteille d’eau et je rentre à la maison fier de mon temps. En pensant déjà à l’objectif de la semaine prochaine : Les 10K de l’équipe à Paris.

Les plus :

– Un parcours plutôt plat qui permet un PB
– les bénévoles très avenants
– la possibilité de racheter un dossard et de faire changer le nom 15 minutes avant la course
– le PB bien sur

Les moins :

– Pas de temps réel pour le chronométrage
– Les supporters atones
– Pas de médaille à l’arrivée
– le ravito d’arrivée un peu frugal

Félicitations à toutes les amies qui ont couru le 10 ou 15k de la Nike Women Paris (Mélody, Valentine, Agathe, Marie, Katia, Laetitia, Carine, Marie, Marion, et bien sur toutes les autres) vous êtes au top.

Crédit photos : Charly Fromentin 

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