Mes 20 Kilomètres de Paris

Mes 20 Kilomètres de Paris

20k de parisOula un retard considérable dans mes CR de course, ceci dit, les 20 kms de Paris m’ont fait prendre conscience que j’avais encore une grosse marge de progression… Laissez moi vous la compter.

Je vous avais expliqué dans un article précédent que j’avais pour objectif le semi de Reims ce 11 octobre. Oui mais voilà c’était sans compter sur mon Chef qui avait décidé que je travaillerai ce dimanche soir la …

Une tentative de revente de mon dossard de Reims et une recherche de dossard pour les 20k de Paris plus tard, je m’étais résolu a ne pas courir puisque les dieux du travail et du running ne s’étaient pas accordés. Je vous passe les détails mais j’ai quand même réussi a choper un dossard …

Et pas n’importe lequel, un dossard en SAS Pref 1, moi le coureur moyen qui souffre et qui se plaint en queue de peloton, qui trouve toujours une excuse pour une contre performance (mon excuse du jour : j’ai été prévenu que 3 jours avant que j’allais courir)…

Après un 10 Kilomètre Paris Centre bien réussi, je n’attendais strictement rien de cette course si ce n’est de m’amuser et comme dirait un bon sportif : PRENDRE DU PLAISIR.

Il est tellement tôt que même le métro à Montparnasse est désert #earlybird
Il est tellement tôt que même le métro à Montparnasse est désert #earlybird

Je me retrouve encore un dimanche matin à me lever a des heures indues ou même les plus fétards ne sont pas tout à fait couchés mais plus tout à fait debout non plus, comme suspendus a des fils de marionnettes. Et moi comme d’habitude dans le métro quasi-désert je me demande ce que je fais la … (mon père m’enverra un message plus tard me disant que c’est de la passion : la passion dans un couple c’est pas de paresser au lit le dimanche matin entre autres #jedemande).

Bon toujours est-il que je me pointe au Stand Bio’c’Bon (oui encore eux) pour choper mon dossard, l’accrocher sur mon t-shirt orange (oui encore lui) et rejoindre mon Sas de départ.

Quelques surprises de dernières minutes, comme une cohue pas possible à l’entrée des Sas, une musique bien trop forte a en donner des acouphènes au plus sourd de tous les sourds, et la dernière et non des moindres, la découverte du sas « élites » presque aussi grand que les autres Sas, mais dans lequel se tassent péniblement 200 personnes, Et dans lequel avec mes 79kg je dois faire figure de poids lourd… Mais le plus surprenant c’est cette petite bise qui me rafraichi les jambes qui me ferai presque regretter la cohue des Sas de derrière avec tous leurs désagréments…

Mais le coup de feu me fait vite oublier que j’ai froid au jambes et la monté vers le Troca se fait à toute vitesse, j’ai d’ailleurs déjà perdu de vue mes copains d’entrainements Guillaume et Adrien… Comme d’habitude je pars très vite. (enfin c’est une impression parce que mes jambes répondent du tac au tack a chaque sollicitation) .

Lors des 3 premiers kilomètres je m’accroche à une femme qui portait le maillot du club de course du crédit mutuel. Mais en entrant dans le bois de Boulogne Madame a décidé de m’expliquer de quel bois elle se chauffe et me dépose littéralement en 3 coups de cuillère à pot … enfin en 3 foulées bien appuyées quoi… Je continue toujours sur la même allure (environ 4’20).

Pour une fois que je suis dans les premiers, il n’y a personne pour encourager, ou enfin presque personne, alors je donne de la voix pour les joélettes et les handisports partis quelques minutes avant nous.

Ce qui est profitable aussi, c’est d’avoir la route pour soi ou presque et des ravitaillements bien achalandés et pas encore dévalisés. d’ailleurs mention spéciale à tous les bénévoles (sur n’importe quelle course : JE VOUS ADMIRE). 

Ceci dit j’ai le temps d’observer la beauté du parcours, l’arrivée sur l’hippodrome de longchamps et le demi tour au même endroit est plutôt stylé, la petite côte casse pattes juste après un peu moins. alors quand on arrive à l’endroit ou Raymond Domenech (himself) m’a fait une remarque lors du marathon je me dit que je ne peux pas lacher, d’ailleurs on arrive bientôt au 10ème Kilomètre que je passe en 44’19.

A cet instant je me dit que je suis WAY TOO FAST et que si je continue à ce rythme je vais exploser en20k paris plein vol supersonique. Mais bon comme dirai l’autre : Advienne que pourra, je continue a ce rythme et puis c’est à la fin de la foire … (je vous passe la fin de la phrase)

On tourne à gauche sur les quais, et le petit vent de face n’est pas pour m’arranger, s’il pouvait souffler dans mon dos… Oui mais en fait non parce que s’il souffle tout de suite dans mon dos ca veut dire qu’en fait j’aurais le vent de face pour l’arrivée et ça c’est hors de question (même si je n’ai pas vraiment le choix)

On arrive en fait sur la partie du marathon ou j’avais commencé a avoir des crampes et je me souviens avec plaisir de ces moment douloureux partagés avec mes potes. c’est la aussi que certains autour de moi commencent a tirer la langue, cette longue ligne droite de 5 km peut se révéler épuisante mentalement, surtout qu’elle n’est pas toute plate mais s’amuse a emprunter les tunnels routiers de l’avenue de New York…

A cet instant je ne blâmerai aucun coureur s’il avait des envie de meurtre visant le traceur de la course … Parce que moi aussi j’ai traversé ce moment. Mais la foule un peu plus nombreuse sur les bord de seine permet de vite oublier ces envie de Dexterisation.

Le demi tour au Pont royal pour rejoindre les quais rive gauche se fait toujours au même rythme (environ 4’25/km) et la descente sur les quais piétons n’est plus qu’une formalité. Même si j’ai mal aux jambes, mes baskets ont tellement foulé ce bitume avec la team #boostsentier que rien ne peut plus m’arriver et je me surprends a accélérer un peu.

La montée de la rampe pour accéder aux quais routiers se fait sous les encouragements d’un Baptiste remonté comme un coucou et bientôt la ligne d’arrivée fait son apparition. Et la, stupéfaction : un grand 1:29:57 s’affiche au moment ou je me présente sur la dernière ligne droite. Je sprinte et donne tout ce que j’ai pour passer sur la ligne en un Supersonique 1:30’46 …

Je me rappelle tout de suite qu’il y a un an jour pour jour je pesais 50 kilos de plus et je bouclais le semi-marathon de Beauvais en 2h36 en antépénultième (avant avant dernier si tu préfères) position.

Que de chemin parcouru. Que de chemin a parcourir encore. Parce que oui, au fil d’une discussion post course avec Adrien, j’ai découvert que l’on pouvait se qualifier pour une bonne partie des marathons majeurs via un temps sur Semi marathon…

 

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