Marathon de La Rochelle …

Marathon de La Rochelle …

A l’heure ou la plupart d’entre nous font leur bilan de course de l’année 2015, j’entame tout juste l’écriture de mon CR du marathon de la Rochelle …

Pourquoi tant de temps ? parce que transformer un semi-échec en base de réussite n’est pas chose aisée et parler de ses échecs l’est tout autant …

Oui j’ai dit a beaucoup d’entre vous que ce marathon était une petite réussite, que j’étais très content du résultat … Certainement pour donner le change. Parce qu’intérieurement j’avais envie de crier que non ce put*** de marathon je ne l’avais pas réussi que non bordel j’avais pas été à la hauteur de mes envies …

12322618_10153265360527671_9159959698086400492_oJ’ai commencé ma préparation marathon en octobre lorsque Running Heroes a proposé des dossards pour le marathon du Beaujolais, Anthony un ami de Sentier m’a offert le dossard pour y aller (merci à toi l’ami) la préparation s’est bien passée, pour la première fois j’ai accepté de courir un semi sans être a 100% pour tester l’allure du marathon … un bon 5’15 sur le semi de Saint-Denis avec Marguerite qui a du me maudire tellement je l’ai encouragé et poussé.

Bref j’étais relativement prêt pour aller courir dans le Beaujolais et m’en coller une a tous les ravitos, parce que oui, même si je voulais titiller la barre des 3h45 je voulais aussi goûter aux joie que Bacchus se faisait une joie de préparer. Oui mais voila un planning de travail ne me permettant pas de rejoindre le beaujolais à temps me contraint au DNS (did not start) encore plus affligeant que de voir son nom affublé d’un DNF (did not finish) .

Bref cette préparation marathon, fallait bien qu’elle serve a quelque chose, alors l’idée est venue de trouver un dossard pour le marathon de La Rochelle pour rejoindre les copains et participer à l’évènement. Ni une ni deux ce fut fait, un trajet dans une auto bondée plus tard et je me retrouvais en la belle ville préfecture des Charentes maritimes pour en découdre avec un 42,195 en deux boucles

Après un retrait de dossard dans un palais des sports bondés (beaucoup beaucoup trop sous-dimensionné) et un léger énervement dans le piétinement on se retrouve pour la traditionnelle photo de groupe. Une pasta party bien organisé et une nuit dans un voilier (au port rassurez vous) plus tard et me voila pas tout a fait confiant au départ.

Pourquoi pas confiant? je sais pas parce que 42,195 même si je connais la distance, c’est long, parce que 4h sur du bitume on peut vraiment se faire chier. ou alors en chier et c’est ce qui s’apprête a arriver …

Déjà la tempête à 6 heures du matin m’avait légèrement fait revoir mes plans (est ce que je prends le départ ou pas) puis le froid perçant m’avais fait douté de la tenue adéquate … Et puis la semaine précédant le départ le stress m’a un peu rongé (va savoir pourquoi)

Arrivé dans les sas de départ, une belle marseillaise ainsi qu’une minute de silence très respectée pour rendre hommage aux victimes des attaques du bataclan. Ca, même si c’est lourd, ça donne un peu de motivation.

Le départ sous le soleil avec les Marche de la Valkyrie est sympa, je discute (bien grand mot) avec un type de mon âge qui m’explique que c’est son premier marathon et qu’il compte le boucler sous les 3h15. (Il s’avérera qu’il n’a pas passé la ligne d’arrivée) .

J’ai conditionné ma montre sur une allure cible de 5’15 ce qui donne avec les aléas 3h45 à l’arrivée (à peu de choses près).

Les premiers kilomètres s’effectuent séparés des femmes et des vétérans (pour une question de fluidité au départ) et franchement retrouver un peu de féminité dans le peloton au niveau du kilomètre 4/5 c’est quand même plutôt cool, parce qu’en plus je retrouve Laura qui est partie pour tenter le même temps que le mien.

on court quelques centaines de mètres ensemble et au final je repars un peu plus vite, le premier ravitaillement est avalé (une petite bouteille d’eau et ma traditionnelle pâte de fruit) et on se dirige tranquillement vers le 10e km. j’ai trouvé un rythme agréable ou j’arrive a suivre un petit peloton qui court a une allure régulière (environ 5’08)

ce qui est cool à la Rochelle c’est que tous les 5 km il y a un mec avec un panneau qui fait défiler le temps 12269892_1685580488343724_2050555444_nprévisionnel à l’arrivée. c’est motivant (tant que tu ne vois pas ton temps prévisionnel bouger)

le ravitaillement du 10e, tout va bien, pâte de fruit, eau, on repart.

Le ravitaillement du 15e, tout va bien, pâte de fruit, eau, on repart.

entre le 15e et le 25 cela devient un peu difficile, on se retrouve dans un endroit ou il y a très peu de public et ou les lignes droites succèdent aux lignes droites et ou le vent balaye. On passe tout de même au semi devant les copains qui mettent une couche d’encouragement.

Entre le 5k et le 25k mon temps prévisionnel est de 3h39. Je suis un peu grisé et je me sens vraiment bien, oui mais voila, j’avais oublié un truc avant la course : de changer de chaussures. mes fidèles destrières d’une célèbre marque à la virgule ont accumulé les kilomètre jusqu’à passer les 1000 bornes (oui je sais c’est pas bien).

Alors au 27e kilomètre, les choses se gâtent et ce qui était une petite douleur sans gravité devient une vraie douleur persistante a chaque appui. Mon genou gauche fait des siennes et le verdict de l’osthéo deux jours plus tard est clair : TFL , un bon essuie glace des famille (clique sur le lien tu verras tu y apprendras des choses)

toujours est-il que j’ai jusque ici toujours passé la ligne d’arrivée des courses auxquelles j’avais participé et ce malgré des envies d’abandon a plusieurs reprise . Alors j’ai repris la route avec l’objectif de passer l’arrivée.

c’est sans compté sur Marguerite, que j’avais saoulé de mon débit de parole pendant le Semi de Saint Denis et qui me rattrapera au vol (plutôt en plein crash a ce moment la) au niveau du 30k et qui me transmettra son énergie et sa positivité 12km durant.

Alors que les 3 premiers quarts de ce marathons avaient été presque parfaits, le dernier s’est transformé en chemin de croix, chaque arrêt me faisant douter de ma capacité a voir la ligne d’arrivée. Chaque reprise faisant souffrir mon genou gauche qui n’attendait qu’un abandon pour me dire merci. Les kilomètres ont défilé , lentement, très lentement.

12317935_1196113207069766_931362207_nMarguerite a su trouver les mots pour que je ne reste pas planté au milieu de la pampa Rochelaise, et pour m’amener à la ligne d’arrivée en 3h59’34. Après quelques saut de cabri et un traditionnel bisou a la ligne d’arrivée je « cours » vers les kinés pour un bon massage de récupération

Nom d’un chien ce fut dur. Mais la satisfaction d’être allé jusqu’au bout l’emportera (au début) sur la déception de ne pas avoir réussi mon objectif.

 

Pourquoi je me suis raté : 

Je pense pour commencer que suivre un entrainement fourni dans un journal est sympa, intéressant mais ces plans ne prennent pas en compte le travail (plutôt prenant) que j’effectue au jour le jour. Et de fait je suis arrivé au départ un peu entamé. 

Parce que j’ai été trop gourmand dans mes objectifs et que l’accumulation de course en fin d’année ne m’a pas permis de me concentrer sur le seul objectif du marathon. en bref j’ai trop papillonné . 

Parce que tout simplement je n’ai pas vraiment respecté la règle du changement de chaussures et qu’a force de forcer sur mes articulations et tendons ils me l’ont fait payer. 

Ce que je retire de ce marathon:

Certes ce marathon fut compliqué mais j’ai toujours envie d’aller tutoyer cette distance qui continue de me faire rêver, malgré les scandales divers et variés touchant les institutions et les figures de proue de l’athlétisme. 

Comme maman disait : « N’aies pas les yeux plus gros que le ventre. » Traduction sportive ? Prends les objectifs un par un : Sub 4h avant les 3h45.

Que le running sport soit-disant solitaire peut se partager… Merci Marguerite

 

 

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