Mon Semi de Paris 2016 : l’apprentissage de la rigueur

Mon Semi de Paris 2016 : l’apprentissage de la rigueur

Pour la deuxième année consécutive, je me suis aligné sur le départ du Semi de Paris ce dimanche 6 Mars.

le tortionnaire ? c'est lui
le tortionnaire ? c’est lui
Si l’année dernière j’en avais juste fait un point de passage pour le marathon et avais terminé la course avec un 2h00’17 prometteur, cette année je me suis attaché les services d’un coach (en la personne de Vincent) pour enfin faire tomber des records.

Dimanche dernier était donc à la fois une conclusion et une ouverture de chapitre,

– la conclusion d’un cycle de 2 mois entamé le 5 janvier avec une préparation millimétrée qui devait m’amener à battre mon précédent record sur la distance.

– Mais aussi l’ouverture d’un autre avec la dernière ligne droite pour la préparation spécifique au marathon.

Moi le mec qui s’entrainait vraiment à l’arrache et un peu beaucoup en dilettante l’année dernière, avec une aversion certaine pour les conseils des magazines et autres prétendus coach, je me suis donc laissé amadouer par Vincent qui a amené quelques amis à de beaux records sur leurs distances respectives. (je pense particulièrement à Nadim qui est passé sous les 40’ aux 10k).

Suivre un programme d’entrainement, en voila un programme pour moi. Et on peut dire que ça a commencé sur les chapeaux de roues … Avec des fractionnés courts, des fractionnés longs, des sorties en endurance toutes les semaines, et de la PPG toujours avec les French Frogs, bref un beau programme qui me faisait travailler 5 jours par semaine. Je peux vous dire que Vincent n’a pas toujours été en odeur de sainteté du côté de mon estomac et de mes jambes.

12795225_10153600696108757_871812706378102366_oCe samedi 5 mars après une petite sortie de 30 minutes toutes douces, j’ai donc préparé mes affaires (les mêmes que d’habitude parce que c’est un peu grigri…). Toujours le même short gris, les mêmes chaussettes et le même T-shirt orange (ne vous inquiétez pas je les ai lavés avant) .

Le sommeil a été dur à trouver mais le réveil calé à 5h50 pour avoir le temps de petit déjeuner n’as même pas été nécessaire… C’est vous dire l’excitation…

LA COURSE

J’arrive donc à Vincennes avec l’envie d’en découdre, le coach m’a dit de partir sur les bases de mon record sur 20k (1h30’44) soit 4’15. Et d’accélérer à la fin. « tu es un compétiteur même avec toi même je suis sur que tu y arriveras » a été sa phrase pour justifier ce temps qui me parait très rapide …

Cette année grâce à mon bon résultat sur les 20k de Paris, j’ai eu accès à un SAS sur justificatif (-1h35) et grand mal m’en a pris… j’aurai certainement du rester un peu plus longtemps au lit pour dormir. Quand bien même j’avais une vue privilégiée sur Haile Gebreselassié.

En effet, les coureurs placés sous les ordres de la star qui officiait au pistolet partent vite, très très très (je pourrais en mettre encore plus) vite et malgré un échauffement bien réalisé, je sens bien que je ne suis encore à ma place …

Après un premier kilomètre passé en 4’06, je stabilise un peu l’allure à 4’12 jusqu’à Nation, mais j’ai déjà très chaud… la descente sur Bastille où je compte retrouver quelques copains me fait oublier ce point et déjà le premier ravitaillement se montre.

Les copains ne sont pas la où ils m’avaient dit et c’est pourtant à cet instant que j’aurais bien besoin d’un petit cheering. Pas grave, de nombreuses associations sont présentes sur la course et crient, chantent, beuglent, quand leurs coureurs passent ce qui permet de prendre beaucoup d’énergie positive.

crédit : Laurent Devillechabrolle
crédit : Laurent Devillechabrolle
L’arrivée à hôtel de ville marque le point de retour vers le bois de Vincennes et très franchement rejoindre les quais et quitter ce put*** de vent de 3/4 face ne me déplait pas.

Les quais ensoleillés sont toujours aussi beaux et je me fais la réflexion que j’ai de la chance de pouvoir en profiter tous les jours.

Quelques kilomètres plus loin les amis sont là, sur la gauche place de la Bastille, je n’ai pas le temps de leur glisser un mot mais je leur jette simplement mes gants qui me tenaient trop chaud (merci Mille fois les amis, rappelez moi de récupérer mes gants hein 😉 )

le ravitaillement après la place de la bastille me fait du bien même si je commence a souffrir sérieusement. Jonathann et Garance me redonnent un peu d’énergie et je repars à l’attaque des kilomètres suivant presque plein d’entrain .

HIPPO 117 : LES JAMBES NE REPONDENT PLUS

Au 14e d’autres copains sont là aussi (merci Elo, Anna, Gwendo, Lorry et tous les autres) ils sont une source de motivation indéniable et je remets un petit coup de collier en arrivant en haut de la dernière vraie difficulté du parcours.

Me demandez pas ce qu’il s’est passé entre le 15 et le 15,5 je ne sais plus, certainement une hypoglycémie ( Stooooooop : je vous vois venir avec les Hippo a fait une hypo). S’en suit une chute vertigineuse de l’allure et une envie en berne, à quoi bon continuer si c’est pour ne pas réussir.

Plus de jambe, plus d’envie, à quoi bon continuer et passer la ligne d’arrivée si c’est pour ne pas atteindre les 1h30… Mes jambes se sont transformées en poteaux de plomb et refusent toute idée d’accélération alors j’avance tant bien que mal en me maudissant et ruminant les idées noires et laissant les coureurs autour de moi me doubler.

crédit : Giao Running
crédit : Giao Running
Quelques encouragements de coureurs me remontent le moral, je n’y crois plus vraiment. Ce qui me rebooste vraiment c’est de voir mon cousin César qui me double, je m’accroche et décide que je ne le lâcherais pas. nous sommes au 17e et plus aucune envie d’abandonner. Les jambes acceptent même que je leur fasse mal et je retrouve peu à peu mes sensations …

L’arrivée se fait en 1h39’19 mais ça, je ne le sais pas tout de suite parce que j’ai mal utilisé ma montre et l’ai mise en pause au lieu de Laper.

Malgré des déboires ce Semi de Paris restera comme un bon souvenir, j’ai réussi à me faire violence au moment où j’en avais le moins envie, et aussi car je passe enfin sous les 1h40 sur la mi-distance. Je me rendrai compte plus tard (en mettant mon short à la lessive) que si j’ai fait une hypo c’est parce que j’ai oublié de prendre un de mes gels… (bravo l’artiste)12841371_10153606181203757_1370628647977082349_o

l’objectif maintenant? Le Marathon de Paris en 3:45:00. #roadtomarathon

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *