Triathlon de Chantilly : Un essai a transformer

Triathlon de Chantilly : Un essai a transformer

Depuis quelques temps, l’idée de participer a un triathlon se fait de plus en plus présente. J’ai donc enfilé pour la première fois une trifonction ce week-end, et je vous raconte comment s’est passé cette expérience

C’est jeudi dernier sur un coup de tête que je décide de participer au triathlon de chantilly, un triathlon organisé dans les jardins du château et qui fait partie de la ligue anglaise « Castle Triathlon Series ». Des triathlons organisés dans des châteaux partout en angleterre avec une étape aussi en France (Chantilly donc)

Les vacances étant passé par la, je ne m’appelle pas crésus et je dois donc trouver un dossard pas cher (gratuit serait mieux). Je contacte quelques amis qui me disent qu’en faisant du volontariat sur un jour on peut obtenir un dossard gratuit pour la course de son choix.

Je m’empresse d’appeler le centre des volontaires qui m’assigne une place de volontaire le samedi et un dossard pour le triathlon distance Olympique (1500m de nage, 47km de vélo, 10km de course).

La journée de volontariat est sympa, je retrouve les copains qui ont fait la même chose et qui ont décidé de courir eux aussi le triathlon olympique.
je vous aussi quelques amis qui participent aux épreuves du samedi. Bravo à Clivia, Grégory, Insaf, Karim, Jeff et tous les autres qui ont tout donné sur leurs épreuves respectives.

14086328_870300616438443_7759672176652247802_oLa journée a été belle mais longue, j’ai passé ma journée debout. J’ai beaucoup bu et pourtant les jambes sont spécialement lourdes.

Parce que c’est mon premier tri, je n’ai pas de trifonction ni de matériel spécifique, si ce n’est un beau vélo (Colnago ACR). Barth se dévoue alors pour me prêter sa tenue de lumière qui me permet de ne pas devoir me changer à toutes les transitions.

J’arrive un peu en touriste sur ce triathlon, j’ai péniblement nagé 6km depuis ma reprise après mon accident de vélo qui m’a coûté une épaule gauche. J’ai repris le vélo depuis une semaine et la course à pied depuis deux. Bref j’y vais sans aucune idée de ce que je peux réaliser. Avec la seule ambition de passer la ligne d’arrivée.

7:00 Porte de Clichy : Je retrouve Kasia que j’emmène dans la voiture, on discute un peu, cela me permet d’oublier un peu le stress de la course. Le trajet se fait rapidement et arrivons largement à temps pour récupérer nos dossards.

Alors que j’enfile mes affaires, je me dis que je vais mourir à la natation et que je ne verrais jamais l’arrivée. Comme à chaque course je me dis : « Eyes on the prize » et « ‘Never give up » (je laisse les non-anglophones courir sur translate pour comprendre) mais ce coup ci je ne suis vraiment pas confiant.

AU moment de poser mes affaires dans l’aire de transition je demande conseil a mon voisin qui m’explique que pour lui aussi c’est une première et que du coup il ne peux pas vraiment m’aider (pour la confiance il y mieux)

Je retrouve les copains des French Frogs au briefing de départ et quand je vois que nous ne sommes seulement 5 ou 6 a ne pas avoir de combinaison au dessus de la trifonction mon coeur fait une extra-systole…

On se jette à l’eau et je suis les conseils de mon pote triathlète Alexandre qui m’avait dit de partir en queue de peloton pour ne pas prendre de coups sur la caboche. Il avait bien raison car quand je vois que même à l’arrière on prend des coups un peu partout, je n’ose pas imaginer le milieu de peloton.

Capture d’écran 2016-08-29 à 15.07.34Au bout de 500 mètres, je bois la tasse d’une eau turbide et vaseuse à souhait dans laquelle je n’arrive pas à voir mes mains. Cette tasse abjecte me fait perdre mon souffle et je suis obligé de continuer à la brasse. Au début la tête hors de l’eau et pour finir, brassée.

Je finis dans les dernières places de ma vague de départ, heureux d’en avoir terminé, mais déjà bien entamé physiquement. Les bénévoles qui aident les nageurs a sortir de l’eau ont d’ailleurs du mal a soulever mes 88kg.

Je retire ce bonnet de bain et les lunettes de natation qui m’ont serré le crâne pendant 42 minutes et je cours vers mon vélo. Je suis pressé de retrouver mon fidèle destrier sur pour affronter ces 47 kilomètres de vélo.

J’ingurgite rapidement un gel ainsi que de l’eau. Je rince la vase qui s’est déposée partout sur les jambes et m’essuie rapidement avant d’enfiler mon casque et mes chaussures de vélo.

J’empoigne Bobby (mon fidèle destrier) et part vers la ligne autorisant de monter sur le vélo. Les premiers mètres sont surprenants, je n’ai pas l’habitude de faire la transition natation-vélo (tout comme la transition suivante me surprendra aussi).La sensation de pédalage est complètement différente et grisante.

Je me mets à un rythme agréable sans forcer et j’arrive a remonter les concurrents devant moi. le parcours à vélo est beau sans être exceptionnel, le vent de côté a certainement gâché un peu la partie.

Jusqu’au 25e kilomètre tout allait bien lorsque j’ai commencé a piocher un peu et a avoir une légère fringale qui durera malheureusement une dizaine de kilomètres. j’ai pourtant fait attention a boire régulièrement et a m’alimenter correctement.

J’arrive cependant à remonter les triathlètes devant moi.

Je me fais aussi remonter par les triathlètes du half-ironman qui est parti plus tôt. Les mecs en sont au 70km de vélo et nous déposent sur place. Je vois passer Victor Debil-Caux notamment (qui finira 4e de cette épreuve). C’est impressionnant et beau a regarder.

Le drafting (aspiration) étant interdit, on ne peut rouler en peloton et donc je dois rester a 7 mètres de mes concurrents. Ce qui rend la fin de parcours difficile à cause du vent dont je vous parlais plus haut.

Le retour à l’aire de transition est beaucoup plus agréable dans la foret.

14107608_870298663105305_1945028339719839835_oLa transition Vélo-course à pied est beaucoup plus dure m’avait prévenu Alex et il n’avait pas tort, j’ai bu des litres et des litres d’eau et pourtant dès les premiers hectomètres je sens des débuts de crampes à des endroits ou je n’en ai jamais eu auparavant.

Si je suis trop rapide, les muscles se contractent et me laissent sur place. Je ne peux pas évoluer à mon allure habituelle qui se situe entre 4’10 et 4’30. Si je suis plus rapide que 5’15 les crampes me rattrapent.

Cette sensation ne me quittera qu’au 8e kilo, moment que choisit Bruno, un autre concurrent qui me double pour me donner ses encouragements. Il me dit de me lâcher et d’y aller, qu’enfin l’arrivée n’avait jamais été aussi proche.

J’accélère doucement, et j’arrive sur le dernier kilomètre a atteindre une vitesse qui me correspond d’habitude.

Je passe l’arrivée comme d’habitude en m’écroulant tellement je suis fatigué et je reprends mes esprits doucement, me rendant compte que je viens de finir un triathlon. Une épreuve que je rêvais de faire depuis de longues années. C’est enfin fait et je peux barrer la ligne triathlon.

Parce que cet exploit ne s’est pas fait tout seul, faut quand même que je remercie Capture d’écran 2016-08-29 à 14.54.29(#instantemotion) Barth pour sa trifonction, Julien pour le soutien qu’il m’a apporté pendant la partie Natation, les frères Marlault pour leur encouragements, Les French Frogs pour les entrainements et bien sur Alex qui en plus d’être un formidable ami est un triathlète accompli qui a terminé 3 triathlon longues distance cette année.

J’attends maintenant avec impatience le prochain triathlon pour pouvoir me confronter une nouvelle fois a ce sport passionnant. J’ai fait un effort d’une durée similaire a un marathon, je suis pourtant beaucoup moins courbaturé.

Je pense cependant que pour les prochaines fois je m’entrainerai beaucoup plus et donnerai beaucoup plus d’importance aux transitions qui m’ont beaucoup surpris.

C’est quand la prochaine ?

Crédit photo : Laurent Devillechabrolle

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