FX Ultra : Chroniques du bout du monde

FX Ultra : Chroniques du bout du monde

FX se trouve en ce moment au Pérou, dans le désert d’Ica, pour suivre et participer à la première édition du mythique MDS en Amérique du sud.
Tous les jours (ou presque en fonction de sa connexion internet bricolée avec des feuilles de coca et des bouteilles de Pisco), il va nous raconter l’ambiance de la course, pourquoi c’est trop bien-trop beau et ce qu’il fout pour justifier que l’orga ait mis un SMIC dans son billet d’avion alors qu’il n’a pas le 1000ème de la notoriété et du charisme d’un David Pujadas, un vrai mec de terrain qui donne envie de cliquer sur un lien.

25 novembre: Partir un jour

Tout part comme toujours d’un mail de Super Gaël Couturier, mon rédacteur en chef / mentor / tortionnaire / grand frère depuis 6 ans (je suis un mec qui slash beaucoup). Il est 4h du matin. En bon noctambule qui se respecte, j’envoie balader Morphée et reste scotché devant mon ordi, alternant entre recherche de boulot et refresh de la page d’accueil d’Eurosport.

Et puis là, je reçois une notification. Je clique et mon cerveau a un peu de mal a capter les 5 mots que je lis alors : « tu veux aller au Pérou ? », comme ça, sans bonjour, limite sur le même ton que ‘’au fait, t’as racheté du pain ?’’

Cela ne me surprend plus à force, l’animal est Couturier du fait (vous l’avez?). En 2012, à 4 jours de la finale du 100m des Jeux Olympiques de Londres, il m’avait fait le même coup et j’avais pu réaliser un rêve de gosse en y assistant aux frais de la princesse (elle s’appelait Puma, pas Élisabeth).

Rebelote quelques semaines plus tard pour la Transalpine Run, une course à pied par étapes entre l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie (mettre le lien), ou encore le mois dernier pour aller faire une reconnaissance du Corfu Mountain Trail (mettre le lien) au nord de la Grèce. C’est qu’il l’aime bien dans le fond son pigiste de l’extrême !

Maintenant que je vous ai dit tout ça, combien de temps vous croyez que j’ai mis à dire oui ? Moins longtemps qu’un Kenyan sur 1km grosso modo : « HELL YEAH ! Where do I sign ? » Pour l’anecdote, j’y ai passé 4 semaines avec mon père et mes soeurs pas plus tard qu’au mois d’Août et c’était énorme.

Après moults tractations, hésitations (250km dans le désert sans prépa = YOLO) et documents échangés par email pendant 10 jours, on m’envoie mes billets et me voilà donc en train de vous raconter ma petite histoire depuis le confort 5 étoiles d’un siège de l’aéroport d’Amsterdam, d’où j’attends d’embarquer pour Lima. Il est 11h, je suis parti d’Edimbourg à 3h et je flanche un peu mais un vol de 12h m’attends donc j’aurai le temps de faire una siesta muy bonita (« señorita hey ! » pour ceux qui auraient la ref’).

Une fois là-bas, direction le désert de sable d’Ica qui longe la côte du Pacifique. Oui parce qu’il y a des déserts de sel où des fêlés s’amusent à courir également, comme celui de Kutch en Inde dont je vous parlerai un jour, ou celui d’Uyuni en Bolivie.

Je vais donc passer une semaine sur place en tant que journaliste et participerai à l’étape longue de 80km si tout se passe bien. Je n’ai pas eu confirmation de l’organisation à ce sujet, c’est un peu compliqué niveau assurance si je n’ai pas d’inscription coureur.

Je crois que le tatouage « courir ou mourir » de 25cm sur mon avant-bras ne les rassure pas des masses. Wait and see une fois sur place demain.

D’ici-là, je tâcherai de vous faire un bref récit de mes aventures dans ce cadre complètement dingue, avec des photos pas piquées des annetons comme on dit !

Des bisous tous doux les sportifs,

DNF-X

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