FX ultra : Chronique du bout du monde – MDS Pérou jour 4

FX ultra : Chronique du bout du monde – MDS Pérou jour 4

FX se trouve en ce moment au Pérou, dans le désert d’Ica, pour suivre et participer à la première édition du mythique MDS en Amérique du sud.
Tous les jours (ou presque en fonction de sa connexion internet bricolée avec des feuilles de coca et des bouteilles de Pisco), il va nous raconter l’ambiance de la course, pourquoi c’est trop bien-trop beau et ce qu’il fout pour justifier que l’orga ait mis un SMIC dans son billet d’avion alors qu’il n’a pas le 1000ème de la notoriété et du charisme d’un David Pujadas, un vrai mec de terrain qui donne envie de cliquer sur un lien.

28 novembre : Comme Jacquouille, j’ai pris un bain dans la rivière

C’est enfin le jour du grand départ ! J’ai beau ne faire qu’une étape (la 4ème longue de 70km ce vendredi) je suis vraiment impatient. L’ambiance avant le départ d’une course est toujours spéciale, il y a un parfum mêlé d’appréhension et d’excitation. Un peu comme à la rentrée scolaire quand tu es gamin et que tu es à la fois pressé de montrer tes nouvelles pompes qui font de la lumière à tes potes mais que tu flippes de te retrouver avec la pire maîtresse de l’école.

Après avoir replié la tente et pris un petit-déjeuner dont je taierai le contenu, j’embarque dans un 4×4 avec Fredrik, Honza, Paolo et José (prononcez CHOSSé). Nous allons suivre les coureurs et nous arrêter de temps en temps pour faire des photos / plans en drône / manger une barre de chocolat devant les coureurs mouhahaha. Je trouve le parcours tout de suite assez compliqué car le terrain est très meuble et l’étape ne comporte aucun relief particulier pendant 37km. Les premiers avancent donc incroyablement vite (Rachid Morabity, vainqueur du MDS au Maroc 6 fois fait du 12,9km/h et termine en 3h…) et les participants  »normaux » galèrent bien. Petit bémol, notre pote Geminidas qui fait pourtant parti des favoris se retrouve à rendre tout ce qu’il ingurgite tous les 2m et termine péniblement l’étape loin des premiers. Il ne peut clairement plus viser le podium mais pourquoi pas le top 5 qui sait.

La chaleur est écrasante mais tout le monde garde le sourire, cela fait des clichés et des conversations vraiment sympas. Par exemple en fin d’étape quand nous passons 15min avec des locaux qui nous parle de leur mode de vie et à quel point ça leur casse les… feuilles de coca que les touristes n’aillent qu’à Nazca, au Machu Picchu et à Cusco quand leur petit coin est tout aussi sympa à découvrir. A méditer.

A l’arrivée, je fais mes photos et interviews, déjeune tranquillement en regardant les suivants arriver et profite de l’ambiance vraiment particulière. Tu es au milieu de nulle part et en l’espace de quelques heures un vrai petit village se monte avec camions militaires, tentes pour la presse et l’équipe médicale et une connexion internet à faire pâlir les habitants de l’Ardèche.

Vers 13h, avec Fredrik et Geminidas nous décidons d’aller tester l’eau de la rivière que l’on voit au loin et qui nous fait bien envie depuis notre arrivée. Ceux qui font régulièrement des festoches ne me contrediront pas quand je vous dirai que c’était la meilleure baignade de ma vie après 3 jours à faire 10h de bus, 2 nuits dans une tente pleine de sable et 3 journées complètes dans le sable / la poussière / la crasse. Je peux enfin citer les Visiteurs en toute légitimité : « ah non Messire, j’ai pris un bain il y a 3 mois dans la rivière ».

 

La fin de journée n’est pas spécialement passionnante. On monte la tente sous un vent à décoller des perruques et on se cale dans celle pour la presse pour commencer à faire le compte-rendu de la journée. Le moment le plus marrant a été quand un gars a annoncé vouloir aller dans le petit supermarché du village local : on a fait une cagnotte et tout le monde a demandé de la bière et du chocolat. Pensée pour les coureurs qui tournent aux pâtes lyophilisées et à la Badoit locale au milieu du désert #journalisme2g0

Demain, petite étape de 42km qui devrait amener les coureurs sur des paysages beaucoup plus variés et un terrain beaucoup moins monotone. Je commence à me projeter sur ce qui m’attend à la fin de la semaine et j’ai vraiment hâte. Comme disait Omar Sharif, « les courses, c’est ma grande passion ».

Buenas noches chicos,

FX

P.S : on vient de me trouver un sac de couchage et un bout de matelas, je viens de faire le tour du site 40 fois torse nu (je n’ai aucun des deux depuis le début)

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