FX ultra : Chronique du bout du monde – MDS Pérou jour 5 aka la meilleure playlist de ta vie

FX ultra : Chronique du bout du monde – MDS Pérou jour 5 aka la meilleure playlist de ta vie

FX se trouve en ce moment au Pérou, dans le désert d’Ica, pour suivre et participer à la première édition du mythique MDS en Amérique du sud.
Tous les jours (ou presque en fonction de sa connexion internet bricolée avec des feuilles de coca et des bouteilles de Pisco), il va nous raconter l’ambiance de la course, pourquoi c’est trop bien-trop beau et ce qu’il fout pour justifier que l’orga ait mis un SMIC dans son billet d’avion alors qu’il n’a pas le 1000ème de la notoriété et du charisme d’un David Pujadas, un vrai mec de terrain qui donne envie de cliquer sur un lien.

29 novembre : Sandstorm

« Réveil matin 5 heures, j’me réveille comme une fleur, marguerite, dans le désert a besoin d’un doliprane. Réveil matin 5 heures, j’me réveille comme une fleur, ça va les gars bien dormi ? pas de réponse tant pis. Putain les gars abusé qui c’est qui a fini le café ? oh ça va, ça va tu vas pas nous gonfler. »

Putain FX, tu titres ton billet avec la chanson dance la plus populaire du début des années 2000 et nous fais une intro en remixant « Désolé pour hier soir » de Tryo ? DAFUQ MAN ? Je sais pas, j’avais l’inspi ce soir et envie de me détendre en musique. Je sors d’une journée bien crevante mais où j’ai kiffé comme jamais dans un des endroits les plus inaccessibles du monde.

Parlons déjà de mon réveil parce que c’est fort intéressant, si si. Je me suis couché franchement tard la veille, genre 1h30, car j’ai passé 1h à chercher ma tente parmi les 50 du staff / des médias après avoir bouclé mes papiers. C’est comme au Hellfest où tu as 150 000 Quechua vertes sauf que là, sur les WAA de la même couleur, tu n’as pas une bite gonflable en train de flotter au dessus pour différencier la tienne des autres, ou un tag « APEROOOOO » rose. Les vrais savent. Bref, le réveil à 5h a bien piqué malgré la douce chaleur de mon sac de couchage récupéré la veille. Il est vert pomme avec un matelas intégré, est de marque Quechua et sera disponible sur Leboncoin d’ici vendredi next week: « vand sac deux quoushaje KAICHUA aidission spécial MDS colector tré rare prix 500€ a des battre »

Ensuite, après un bref café, je me retrouve à poiroter avec les 15 autres journalistes et photographes pendant 1h15 jusqu’à ce que les chauffeurs se décident enfin à partir. Je sens direct que l’organisation fait ce qu’elle peut et qu’il y a un mic-mac avec les mecs en question. Pour avoir expérimenté le côté borné et bordélique des services péruviens cet été, je compatis et prend mon mal en patience. Sur le parcours, c’est l’éclate totale. On découvre les dunes de sables, le 4×4 fait du Space Mountain en descente, mon pote Fredrik court l’étape et Geminidas a retrouvé ses bottes de 7 lieux et vole vers la victoire après son gros fail de la veille, tout roule. Jusqu’au deuxième couac avec les chauffeurs qui n’en font qu’à leur tête sur là où les photographes voudraient aller et du coup on se retrouve avec 10 gars qui font tous plus ou moins les mêmes photos aux mêmes endroits.

  

Honnêtement, les querelles entre photographes et chauffeurs je m’en suis détaché et ai profité du paysage juste hallucinant. Les dunes gigantesques à dévaler comme un fou, l’océan en vue au loin, les canyons qui plongent sur la file de coureurs… des trucs que je n’avais vu qu’en reportage jusqu’ici, je suis comme un acarien au salon de la moquette. En arrivant à la fin de l’étape, le vent souffle à 80km/h et on se retrouve tous planqués dans la voiture pour s’abriter comme on peut. Avant ça, j’ai dû courir pendant 100m après ma casquette en mode musique de Benny Hill.

Je plains les coureurs qui vont devoir monter leur tente dans ces conditions en arrivant. Perso j’ai attendu la nuit… et ça soufflait toujours autant LOLILOL Vous comprenez le titre de l’article maintenant ? Au passage, morceau indispensable dans une playlist running !

Il est 21h, cela souffle toujours super fort et on se les gèle mais on est entouré de dunes à l’autre bout du monde alors il faut kiffer. Du coup, on s’improvise un apéro dehors avec Fredrik: une bière récupérée la veille et quelques noix de cajou, posés près de la tente. Il ne manque que le feu de camp et un mec qui sait jouer du Christophe Maé et on se mettrait juste trop bien.

Clairement, cette édition va devoir se mériter pour les participants et le premier qui me dira « ouais mais c’est de la marche » je l’invite à survivre à une semaine en autonomie totale dans ces conditions (tu as ta bouffe, ton eau, ta tenue pour la semaine, point barre. Et tu trimballes ta tente et ton duvet quand tu cours. Et tu n’as pas de douche. Et cette parenthèse est beaucoup trop longue) pour terminer 250km dans un putain de désert et gagner un t-shirt à 5€ à la fin. Runners are weird.

Après-demain c’est à mon tour d’y aller, sur la grosse étape (Bertha de son petit nom) et je suis à la fois stressé et excité. ça va être une expérience de fou et j’espère être à la hauteur. Ok je suis ptet allé un peu loin pour la playlist running là je vous l’accorde…

Bisous plein de sable,

Pancho

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