FX ultra : Chronique du bout du monde – MDS Pérou bilan

FX ultra : Chronique du bout du monde – MDS Pérou bilan

15 décembre : To publish or not to publish ?

« Where have you been FX ? » vous allez me demander. Disons que tout s’est enchaîné avec la dernière étape, les 2-3 jours de repos, le retour long et fatiguant en Ecosse puis un nouveau départ de quelques jours en Irlande avant de préparer un entretien d’embauche (concluant CHAMPAGNE) hier matin… du coup j’ai laissé l’écriture de côté tout en me laissant grignoter quotidiennement par la culpabilité d’avoir laissé mon immense lectorat sur sa faim. Je me suis même demandé si cela valait la peine d’écrire après 10 jours d’absence. « To publish or not to publish ? » comme l’illustre bien la photo (oui c’est un crâne de tortue un peu crade, esprit métal). Bref, vous êtes ptet qu’une petite centaine à avoir lu mes aventures pendant deux semaines mais « yé vous respecte énormément » pour citer un célèbre humoriste et tenais donc à boucler la boucle.

Revenons-en donc à nos lamas. La dernière étape « pour du beurre » s’est super bien déroulée le dimanche 3 décembre (Saint FX popopoooo). A l’arrivée podium inchangé chez les hommes (Elmorabity – Quispe – Clavery) et les femmes (Mauclair – Rousset – Carrion) et surtout beaucoup beaucoup de joie et de larmes. Même une demande en mariage avec un gros vent. Si si, le truc de fou. Ce sont des moments que j’ai déjà pu vivre sur des ultras de 24 ou 48h mais après une semaine dans ces conditions dans le désert je peux vous assurer que le soulagement et la fierté sont multipliés par 100 pour les coureurs. En plus, cette étape ne faisait que 19km le long de la côte et était quasiment plate. De quoi terminer en beauté pour tous. Voici un petit florilège des photos que j’ai pu prendre :

      

Quel bilan je tire de cette expérience du coup ? C’était un truc dingue à vivre vraiment. Tout le monde est dans la même galère pendant une semaine avec sa petite tente, la chaleur et le vent à gérer et des journées très longues. Finalement le staff et les journalistes se retrouvent à faire partie de l’aventure au même titre que les coureurs avec qui des liens forts se tissent au fil du parcours et des étapes où les mêmes visages finissent par revenir quotidiennement. La seule vraie différence se fait au niveau des repas où nous étions assez bichonnés alors que les coureurs devaient gérer toute leur nourriture de la semaine et la porter chaque jour. C’est très particulier et le terme « aventure humaine » souvent utilisé  à tort dans des contextes complètement débiles (genre TV réalité) est ici complètement justifié. Tu ne peux pas aller au bout de cette aventure sans l’aide des autres et tu te retrouves malgré toi embarqué dans cet élan de solidarité par tous les acteurs présents sur le bivouac. Je parle là des cuistots au même titre que les soldats qui montaient les tentes presse et de l’équipe médicale tous les jours. Sans eux, pas de MDS non plus.

J’ai vraiment apprécié chaque journée passsée dans le désert et le fait d’avoir pu vivre la course de l’intérieur sur l’étape longue comme de l’extérieure comme journaliste m’a beaucoup appris. Mon appétit en ressort également aiguisé, je m’alignerai pour faire toute la course un jour c’est certain. Pas juste pour profiter de l’hôtel 4 étoiles au bord de l’océan après la course même si ça motive. Jugez plutôt (ou Mickey) :

J’espère en tout cas que la lecture de mes petits récits quotidiens vous aura diverti et je ne manquerai pas de continuer à écrire ce genre de choses sur les différents événements auxquels je participerai dans le futur. Encore merci à Hippolyte de me laisser m’exprimer sur son blog, t’es un chef #badumtss

Bises encore pleine de sable,

FX

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