Ironman de Nice 2018 : L’avant course

Ironman de Nice 2018 : L’avant course

Vous le savez Hippolyte prenait le départ de l’Ironman de Nice Dimanche 24 juin. Un Highlight de sa vie sportive et personnelle, il revient pour nous sur cette course défiant toute concurrence et sa préparation un peu bancale.
dans l’épisode précédent, Hippolyte nous parlait de sa prépa et des nécessités d’un Ironman…

Vendredi 22 juin, 7:00 du matin. Ironman J-2 h-48

Le réveil sonne et pourtant pas besoin d’aller au travail (pour la première fois depuis un bon moment). Mes valises sont prêtes…
Prêtes? il me reste quand même mon vélo à mettre dans le sac qu’Elodie a eu la gentillesse de me prêter.
La bataille avec mon vélo et le sac fait rage et je suis à deux doigts de rendre l’âme quand je passe un coup de fil à Nico, mon « coach » montage/démontage de vélo.
Ni une ni deux il arrive pour m’aider à faire rentrer mon bolide dans son étui de protection.

9:00 du matin tout est prêt et il ne me reste plus qu’à rejoindre Orly pour démarrer ce périple vers Nice.

Avec ma tonne de valise je ne passe pas inaperçu et les taxis parisiens sont plusieurs à refuser de me transporter jusqu’à l’aéroport.
Mon salut viendra et 35minutes de trajet et de discussion sur le triathlon plus tard, il me dépose au terminal Ouest d’Orly.

Mon billet en poche, mes valises sur le chariot, prêt à affronter la cohue de ce vendredi de grève.

Le steward d’Air France m’avouera qu’il n’a jamais enregistré autant de vélo sur un seul vol et s’enquiert du pourquoi de mon vol. Fier comme artaban je lui réponds : « Je vais faire L’ironman de Nice » …
Cette phrase résonne en moi depuis 8 mois et pourtant c’est aujourd’hui que cela devient réel et tangible.

« Pour devenir un Ironman il va d’abord falloir que vous portiez votre sac a l’autre bout de l’aérogare monsieur ». En vrai même si mon vélo est plutôt léger, ça me casse les pieds de devoir tout traverser, mais ai-je vraiment le choix?

Vendredi 22 juin 11:25 du matin Ironman J-2 h-43

Comme à mon habitude je me fais rappeler à l’ordre et je manque de rater l’embarquement… Dernier rappel pour les passagers du Vol AF… à destination de Nice.
Installé à ma place après ce petit coup de stress je me détends et profite de cette grosse heure de trajet pour faire une sieste.

Le sommeil : mon combat depuis un long moment, j’essaie de mettre à profit tous les moments un peu creux pour siester.

On m’avait prévenu et je n’ai pas été déçu, l’atterrissage à Nice est sublime.

En revanche, on m’avait un peu moins prévenu pour la touffeur que j’allais subir en sortant de l’avion. Moi qui avait prévu un petit pull pour me prémunir d’un éventuel petit rhume avant le départ.

La chaleur m’accable en quelques secondes . Je me demande comment je vais faire pour supporter ce temps Dimanche.

La recherche d’un taxi Niçois s’avère être aussi compliqué qu’à Paris. Jusqu’a ce qu’Eric enfant du pays dans son van Mercedes arrive.

Très avenant, il me pose quelques question et découvrant que je ne connais pas Nice, il me propose ni une ni deux de prendre le chemin touristique pour m’emmener à mon Airbnb.
Le prix étant au forfait j’accepte bien volontiers et je découvre Nice a travers les yeux d’Eric et oublie un peu le stress qui monte et s’insinue tout doucement en moi.

L’arrivée dans le Airbnb me permet enfin de me poser pour quelques minutes et j’en profite pour remonter mon bolide, celui que mes fesses subiront pendant l’ironman de Nice.

Vendredi 22 Juin 16:00 Ironman J-2 h-38

Après une sieste, l’heure est venue d’aller chercher mon dossard, je ne veux pas subir la cohue du samedi. je descends donc à pied et j’en profites pour passer au triathlon store chercher le peu de matériel que j’ai laissé à Paris (les bonbonnes de gaz pour gonfler les pneus sont interdites dans l’avion).

L’air iodé de la méditerranée me fait du bien malgré la chaleur, un petit vent qui se lève rafraichi légèrement l’air. La carte postale est parfaite …

J’arrive à L’ironman Expo et en quelques minutes me voila affublé de plus de bracelet que toutes mes soeurs réunies. Un rouge « It’s your bib number » et un Vert « You’re a first timer, it’s to personnalise our help when we come to you »

Mon dossard sera le 777, comme le Boeing, prêt à m’envoler (on évitera le crash) ou encore comme le numéro chance au Casino

Les bénévoles sont tous plus gentils les uns que les autres. Ils nous dirigent parfaitement bien et la récupération du dossard et du sac à dos offert est un rituel initiatique plutôt agréable.

Rendez vous était donné avec Gab mon pote de chez Menu Next Door qui travaille désormais a Nice pour un café. De café il n’a point été question, mais du profil du parcours vélo et de la reconnaissance qu’il a fait quelques semaines plus tôt.

Il est déjà l’heure de diner et je rentre à l’appartement me coucher et profiter de cette avant dernière nuit.
Je me réveillerai à plusieurs reprises en panique, ayant peur de rater de le départ.

Samedi 23 juin 10:00 du matin Ironman J-1 h-20

Je suis seul à Nice, Pas tout à fait par choix (j’ai mis du temps à organiser quelque choses pour les amis et mes proches ont chacuns des empêchements).

Cela me permet d’être plutôt libre dans mon programme. 10:00 du matin Je me prépare donc un petit déjeuner auquel m’a initié Clémence et je relis le guide de l’athlète pour être certain de ne rien oublier.

Je décide d’aller gouter l’eau pour un dernier swim avant la course. J’aurai peut être du éviter car je n’arrive pas a poser ma nage, la mer est un peu formée et l’eau est bien plus salée que je ne pouvais l’imaginer (détail d’importance).

Bref je prends un petit coup sur la caboche mais cela me permet également de discuter avec deux ou trois concurrents pour la plupart expérimentés (et qui me rassurent) que je retrouverai sur la ligne de départ le lendemain matin.

Samedi 23 Juin 16:00 Ironman J-1 H-14

Retour à l’appartement, je revérifie une dernière fois bobby mon fidèle destrier et je pars le déposer au parc à vélo. Je prépare aussi mes sacs de transitions que je dois déposer en même temps que mon vélo

Sur la route je croise plusieurs amis et Romain Guillaume à qui je demande quelques conseils. Il est super abordable et disponible alors même qu’il joue une qualification à Kona le lendemain.

En arrivant sur la promenade des Anglais, c’est la cohue, tous les triathlète affublés de casques, de leurs sacs de transitions et de leur dossards font la queue pour rejoindre les racks vélos.
Les arbitres sont disponibles et n’hésitent pas à corriger ce qui ne va pas ici et la pour que le passage des vérifications soit le plus agréable possible pour tout le monde.

Bobby est déposé sur le rack 16 à la place 777 prêt à s’envoler. Mes sacs de transitions sont également déposés auprès des bénévoles qui sont toujours aussi avenants.

A la sortie du parc à vélo, la puce de chronométrage m’est remise. je vais un peu à la plage pour mettre les pieds dans l’eau et me détendre un peu.
Il est 19:00 et clairement je suis stressé, j’appelle papa qui me rappelle que ce n’est que du sport et que demain je ne dois penser qu’à une chose, ME FAIRE PLAISIR.

Ce soir ce sera Sushi comme toutes mes veilles de courses. Un dernier appel à Clémence qui me rassure et m’encourage et j’éteins les lumières parce que demain matin (enfin dans 5 heures) je me réveille pour vivre mon rêve d’adulte …

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